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Samedi 9 avril 2011 au cours de l’une des soirées du Festival Cuban Congress de Londres. Pour échapper quelques instants aux puissants décibels des équipements de sonorisation, nous nous réfugions quelques instants avec un festivalier, pour un entretien, dans un local attenant à la prestigieuse salle des fêtes du Camden Town Hall, en plein cœur de la capitale britannique.
Ange Mia Diyeka, salsero français de très bon niveau, (il donne des cours de salsa en France), nous fait l’amitié de répondre aux questions de Salsa Vexin.
:: Vous faites partie des rares privilégiés à avoir assisté au stage masterclass de Columbia, une des 3 composantes de la danse traditionnelle afro-cubaine Rumba, le 1er avril 2011, à Saintry-sur-Seine en région parisienne, dirigé par Maestro Alberto Valdes, invité d’honneur de ce festival avec sa compagnie de danse Clave Negra. D’où venez-vous exactement ?
De Caen, en Normandie.
:: En ce deuxième jour de festival, quelles sont vos impressions sur le Cuban Congress après les ateliers auxquels vous avez pris part ?
Après deux jours, c’est une première édition qui s’offre un super-plateau d’artistes, en l’occurrence la Clave Negra, Maykel Fonts, entre autres grands noms. C’est vrai que c’est très bien de pouvoir se faire un festival de cette qualité, en plus du fait pour moi que ça se passe à l’étranger et qu’il est très bien organisé. Je pense que l’année prochaine ils feront encore plus fort.
:: En plus des invités d’honneur, avez-vous repéré quelques danseurs, ou collègues professeurs ? Qu’est-ce qui a particulièrement attiré votre attention ?
En plus des têtes d’affiche, c’est surtout le fait de pouvoir rencontrer d’autres professeurs, notamment des professeurs anglais aussi, qui ne travaillent pas nécessairement comme nous, qui ont des façons différentes de donner des cours, mais sur le fond, des deux côtés de la Manche, on se retrouve avec les mêmes choses, les mêmes passes, la même passion. Ce sont de très belles rencontres.
:: Qui avez-vous rencontré ? Avec qui avez-vous travaillé ?
Moi, j’ai rencontré Moe Flex, ainsi que Richard Fallon et un autre prof cubain très fort, avec un niveau exceptionnel, qui nous a donné des passes super intéressantes . C’est ce côté qui était bien aussi.
:: Comment vous compreniez-vous en parlant justement de langage ?
Ah ! La barrière de la langue… D’abord, je ne parle pas très bien l’anglais, mais en baragouinant un tout petit peu on s’est compris. C’est un mélange forcément d’anglais, d’espagnol (Ndlr : langue officielle de Cuba) de français, d’italien aussi parce qu’il y avait pas mal d’Italiens sur l’événement. On a réussi à se comprendre dans un mélange de tout ça.
:: C’est ça le langage salsa ?
C’est le langage salsa, oui parce qu’on discute vite, vite, vite, et juste ensuite on met en pratique ce qu’on sait faire, et en l’occurrence, danser. Là-dessus on parle tous la même langue, le même langage.
:: Et au niveau de l’organisation, auriez-vous quelque chose à ajouter ?
C’est super bien au niveau de l’organisation. Le complexe ainsi que l’école de danse sont à 500 mètres l’un de l’autre. C’est très agréable, à partir du moment où on a des hôtels à proximité. C’est très facile d’arriver ici. Nous sommes dans le quartier de la gare internationale St Pancras, en plein cœur de Londres.
:: Si vous deviez recommander un tel événement à d’autres personnes en France, vous le feriez volontiers ou pas ?
Oui oui, venez tous… Les Anglaises dansent bien… (Ndlr : Ange esquisse un large sourire). Les Anglais aussi, pour les filles !
:: Ils dansent bien ou mieux ?
Noooon ! Pas mieux. Pas mieux… Faut pas dire ça ! non, non. Pas mieux. Ils dansent bien… ça danse. Voilà. Il y a du jeu et ils n’ont pas peur. Il n’y a pas d’appréhension. Donc, ils s’amusent et s’amusent bien. Ils ont envie et sont aussi passionnés que nous.
:: C’était la question piège de Salsa Vexin. Vous aviez dit tout-à-l’heure qu’il y avait quelques subtilités au niveau des professeurs,… entre leurs façons de travailler, vouliez-vous dire?
Ils ont leurs façons de travailler comme dans chaque ville, je pense, même en France. Tout le monde a ses codes, ses petits jeux avec ses élèves. Les profs qui tournent ici ont leurs jeux avec les élèves, ce qui fait qu’ils se comprennent relativement vite. Ils ont des petites blagues entre eux. Après, moi qui arrive ici, qui ne connais pas forcément très bien, je m’adapte, je repère et au bout de deux à trois fois, c’est bon.
:: Quels ateliers /stages avez-vous déjà suivi ici depuis votre arrivée hier ?
Je suis venu pour voir principalement ce que les profs d’ici pratiquaient, les styles qu’ils avaient. Donc j’ai fait du « deux plus deux, » … des cours avancés de Reuda, du « free-style salsa » avec un professeur cubain, très intéressant, et tout pleins de choses encore. Le festival n’est pas terminé au moment où nous parlons. Encore pleins de stages à suivre.
:: Le Cuban Congress n’est pas terminé mais s’il faut dresser un bilan à ce stade, que diriez-vous ?
Bilan globalement positif bien qu’il reste encore une journée de stage en ateliers et une soirée derrière pour finir en beauté. On verra bien.
:: Auriez-vous quelque chose à rajouter ?
Juste dire que l’année prochaine il faut tous venir au Cuban Congress de Londres, c’est super bien et en plus c’est l’occasion de voyager et de rencontrer plein de gens nouveaux et je crois que ça fait partie aussi du jeu de la danse.
:: Merci beaucoup, Ange.
Propos recueillis à Londres, par Clement R Lawson, pour Salsa Vexin